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En réponse à Aux Origines De L'homme

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Résumé du sujet

Wanderer

Posté 25 novembre 2006 - 12:50

CITATION(Garulfo @ 24/11/06 à 23:54:15) <{POST_SNAPBACK}>
N'est-ce pas ce que nous allons devenir et ce que nous sommes qui nous préoccupe ?
En quoi savoir que Kenyanthropus platyops est une nouvelle espèce d'humain primitif nous intéresse pour notre espèce ?

Si tu ne sais pas d'où tu viens, comment savoir où tu vas ?

Je le répète une nouvelle fois : toute science a selon moi pour vocation première de nous parler de l'homme, de nous renseigner sur l'homme, de nous aider à mieux le connaître.

Qu'il y ait des applications pratiques qui améliorent son quotidien, pas de problème. Mais toutes ces applications ne seront jamais suffisantes pour combler les problèmes consécutifs à son manque à être, avec toutes les questionnements existentiels et métaphysiques que cela peut engendrer.

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Certes, je lis ceci :

La curieuse mosaïque de caractères primitifs et évolués qu'il présente correspondait sans doute à une adaptation à un environnement donné. Mais dans l'étude des rapports au sein de l'évolution, elle est rien moins que déroutante. L'heureuse découverte d'autres formes fossiles dans quelques décennies pourrait aider à y voir plus clair, mais les présages sont mauvais. Il semble que plus les découvertes progressent sur l'origine de l'homme, et moins on comprend. L'évolution moléculaire ne nous sera d'aucun secours, Sauf à retrouver l'ADN de toutes ces formes fossiles, une perspective extrêmement invraisemblable.

En science, - et tu es surement davantage en mesure d'en parler que moi -, tout fonctionne sur la base de modèle. Modèle que doit venir confirmer l'expérience.

Donc, connaître l'origine de l'homme, en plus de nous apporter une approche de réponse à des questionnements existentiels de base, nous offre la possibilité d'infirmer ou de confirmer des modèles. Ce qui permet de savoir si les scientifiques ont à se mettre à nouveau au travail ou pas.

P.S.: Entre les discours des scientistes illuminés et des anti-scientifiques intégristes, il doit y avoir un chemin, et c'est celui que je propose - humblement -, celui de l'accès à la connaissance et à la réflexion sur les problématiques que ces faits de connaissance génèrent !

Wanderer

Posté 25 novembre 2006 - 12:31

Quelques mots sur la paléoanthropologie, car je n'ai parlé que de la paléontologie.

La paléoanthropologie est la branche de l'anthropologie physique qui étudie l'évolution humaine. : Elle travaille essentiellement à partir de l'étude des fossiles, mais recourt également à d'autres approches, comme celle de la primatologie.

La paléoanthropologie se fonde sur la théorie de l'évolution et utilise des connaissances issues de multiples disciplines pour compenser la difficulté liée au faible nombre de fossiles humains disponibles :
  1. la paléontologie fournit les outils de base pour la recherche de fossiles humains
  2. l'archéologie permet de mettre en paralèlle l'évolution biologique avec l'évolution de l'activité humaine préhistorique
  3. la primatologie offre un point de comparaison avec les primates vivant aujourd'hui
  4. l'étude du paléoenvironnement (paléobotanique et archéozoologie) nous renseigne sur le climat et l'écosystème dans lequel vivaient les hominidés
  5. la génétique fournit des éléments sur le brassage génétique et les mouvements de populations au cours de l'histoire.
  6. l'anthropologie qui décrit l'homme actuel peut aussi aider à comprendre les évolutions biologiques et culturelles du passé

Source : Wikipédia

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Je rajoute ceci (Editorial de Science et Vie Hors-Série N°235) :

Les scientifiques n'ont pas le choix. Pour remonter dans les profondeurs du passé et reconstituer l'histoire naturelle du genre Homo, il leur faut comme le petit Poucet, rechercher des indices qui balisent une trajectoire. Ces indices - de fragments osseux, rares et épars, accompagnés ou non d'outils de pierre taillée - forment le matériel de base de la paléoanthropologie, une science née au XIXe siècle avec la pratique des fouilles géologiques (...) Depuis trente ans les découvertes ont bouleversé les certitudes.

Outre que l'apparition des premiers hominidés a reculé de quatre millions d'années, l'exhumation en Asie de variantes jusque-là inconnues du genre Homo a encore compliqué les schémas évolutifs communément admis. A l'heure où nous bouclons, la génétique vient davantage brouiller les pistes. L'étude comparée du génome humain et du chimpanzé ferait remonter la divergence entre nos deux espèces à 5,4 millions d'années, précédée d'une période d'interfécondité. En somme, alors que les progrès de la paléoanthropologie ont multiplié les débats, ceux de la biologie viennent en engendrer de nouveaux et pas des moindres...


Et après certains disent que de tels sujet n'engendrent pas de débat : je pense que ce sont les personnes qui manquent à ces débats, et non les débats eux-mêmes. Et pour moi, j'explique cette absence de trois façons : un trop grand narcissisme de certains (qui, sortis de leur petite personne et de ce qui la met en valeur, ne s'intéressent à rien), une trop grande timidité de certains autres qui aimeraient dire quelque chose mais qui n'osent pas de peur de dire quelque chose qui serait noyée dans le flot de posts et n'aurait pas de valeur - ou comme Scarlet Johannson ont peur de passer pour une intello en disant qu'elle lit Crimes et Chatiment de Dostoievski (brave fille) -, et enfin l'absence d'intérêt pour la connaissance.

Autre option : certaines personnes s'intéressent à ces sujets, les lisent. N'est-il pas préférable de leur offrir le fruit de mes "recherches" (et de tes recherches), de les partager avec les autres : c'est beau le partage non ?

On disait à un philosophe : "La connaissance, l'art, ont-ils jamais rendu plus intelligents les hommes ?" et celui-ci de répondre : "Peut-être, en effet, que cela ne les a pas rendu plus intelligents. Mais sans l'art, sans la connaissance, ils auraient été beaucoup plus cons qu'ils ne le sont"

J'ai laissé un terme d'un langage vulgaire dans cette citation et j'espère que cela n'a choqué personne. Je pense que sans la connaissance, sans l'art, l'homme serait resté à l'état de Kenyanthropus platyops.

P.S.: Et quand je parle de connaissance, je parle de quelque d'intériorisé, de digéré... Et quand je parle d'art, je parle de quelque chose d'intérieur extériorisé...

Wanderer

Posté 25 novembre 2006 - 00:43

CITATION(Garulfo @ 24/11/06 à 23:55:25) <{POST_SNAPBACK}>
Une autre question que je me pose... vu que nous avons décidé que notre espèce est la frontière entre ce qui est animal et ce qui ne l'est pas, est ce que ces autres espèces peuvent être appelées hommes?
Déjà est-ce réellement d'autres espèces ?
Si oui nous ne pourrions donc nous reproduire avec eux...
Sinon pourquoi leurs donner le nom d'autres espèces ?!

Je perçois en toi, Garulfo, une folle envie que cet exposé sur l'origine de l'homme se poursuive...

Je sens les questions sur la nature de l'homme affluer à ton esprit ! Car oui, c'est bien d'homme qu'il est question : d'homo habilis, d'homo erectus, d'homo sapiens, d'homo georgicus, d'homo rudolfensis !!

Je vais me pencher sur la question du Kenyanthropus platyops, que j'ai, je dois le reconnaître avec une certaine honte, survolé !

P.S.: A suivre donc !

Wanderer

Posté 25 novembre 2006 - 00:39

Alors, c'est vrai, il y a une autre chose que je trouve essentielle... et c'est peut-être le symptôme d'une trop forte exposition à la science de la logique de Hegel qui en est la cause.

Mais pour moi, l'esprit chemine : il se construit. Selon moi, il a besoin de passer par des phases.

Et, de la même façon, qu'un mathématicien, à force de manipuler certains outils, finit par percevoir une utilisation particulière qu'il n'aurait jamais eu sans, j'ai le sentiment qu'en accédant à un savoir d'un certain type, je suis en mesure de me poser de nouvelles questions que je ne me serais jamais posé sans ce savoir.

La paléontologie me conduit à certains questionnemens, certaines problématiques.

J'ai par exemple étudié l'histoire de la Mésopotamie, et je croyais disposer d'un savoir particulièrement riche : mais c'était une erreur. L'étude de l'Egypte a fait émerger des questions fondamentales, qui m'ont permis de mûrir !

Voila le rôle de tout savoir : permettre à son esprit de se dépasser au sens hégélien (aufheben), lui offrir des problématiques nouvelles !

Wanderer

Posté 25 novembre 2006 - 00:31

CITATION(Garulfo @ 24/11/06 à 23:54:15) <{POST_SNAPBACK}>
N'est-ce pas ce que nous allons devenir et ce que nous sommes qui nous préoccupe ?

Mais comment parvenir à la connaissance véritable de ce que nous sommes.

La plupart des catastrophes ayant conduit l'humanité au gouffre sont pour moi la conséquence d'une méconnaissance de l'homme.

Pour accéder à - ou du moins avancer vers une meilleure - connaissance de l'homme, je pense que la paléontologie est une discipline fondamentale.

Et pour être franc, cela fait plusieurs jours que je me demande s'il n'est pas le moment de créer un autre sujet absolument essentiel, à savoir un sujet qui aurait comme titre :

- L'Age de Pierre (Du Paléolithique ancien au Néolithique).

Alors, je sais que certaines personnes ont du mal à se poser des questions (à les percevoir même dans le fil d'une discussion), dès qu'il n'est plus question de leur propre petite personne, mais je t'assure qu'il émergera d'un tel sujet une multitude de questions fondamentale.

Et si je ne t'ai pas convaincu, je pense que ce biface te convaincra :

Wanderer

Posté 25 novembre 2006 - 00:22

Maintenant, il y a des savoirs qui conduisent à des interrogations, à des problèmatiques, qui nous renseignent sur la nature de l'homme.

Et je pense que c'est à cela que sert cette belle science que l'on appelle Paleolontologie.

D'ailleurs on peut se demander si la finalité de toutes les sciences n'est pas de nous renseigner sur la nature de l'homme, sur sa destinée : en d'autres termes, je pense que l'acquisition d'un savoir scientifique est susceptible d'engendrer des questionnements métaphysiques... ou plus exactement existentiels !

-¤-¤-¤-¤-¤-¤-¤-¤-¤-¤-

Je cite cette définition de wikipédia :

La paléontologie est la science qui étudie les restes fossiles des êtres vivants du passé et les implications évolutives de ces études

- Le premier aspect est qualifié de paléontologie systématique : son objectif premier est le développement de phylogénies sur la base d'observations scientifiques — pour le néophyte, la paléontologie s'arrête souvent à cette seule partie descriptive des fossiles.

- Le second aspect est qualifié de paléontologie générale ou fondamentale : les paléontologues s'intéressent alors aux problèmes généraux dégagés par la démarche systématique, aux associations entre les êtres vivants disparus et/ou actuels, à leurs évolutions, bref, à l'évolution au cours des temps géologiques.

Ne serait-ce que sur un plan pratique, il me semble impossible de parler de théorie de l'évolution sans avoir une connaissance solide de l'origine de l'homme.

Wanderer

Posté 25 novembre 2006 - 00:16

CITATION(Garulfo @ 24/11/06 à 23:54:15) <{POST_SNAPBACK}>
[1] Est-ce que l'étude de l'origine de l'homme a un quelconque intérêt, outre être un élément de plus sur la pile du Savoir.

[1] Je sais qu'il existe un terrible piège qui a pour nous un nom : "connaissance".

L'être humain s'enferme dans ce piège qui consiste à acquérir un savoir, qui engendre en lui une soif inassouvie : qui assouvit par l'acquisition d'un savoir plus grand encore.

Donc il faut faire très attention à ne pas se fourvoyer dans des études, des chemins qui ne mènent nulle part. Tout savoir ne vaut que par deux choses pour moi, et je cite un ami : tout savoir vaut à condition qu'il conduise à une réalisation concrète (une mise en pratique), ou bien à une transmission.

Garulfo

Posté 24 novembre 2006 - 23:55

Une autre question que je me pose... vu que nous avons décidé que notre espèce est la frontière entre ce qui est animal et ce qui ne l'est pas, est ce que ces autres espèces peuvent être appelées hommes?
Déjà est-ce réellement d'autres espèces ?
Si oui nous ne pourrions donc nous reproduire avec eux...
Sinon pourquoi leurs donner le nom d'autres espèces ?!

Garulfo

Posté 24 novembre 2006 - 23:54

CITATION(Wanderer @ 25/6/06 à 10:21:55) <{POST_SNAPBACK}>
Je me rends compte à quel point la science (la paléonthologie) a avancé en vue d'une meilleure connaissance de l'origine de l'homme.
[...]


Je vais poser une question pour engendrer un débat pour faire plaisir à Bixente et qu'il ne dise pas que ce sujet n'a pas sa place dans un forum mg.gif

Est-ce que l'étude de l'origine de l'homme a un quelconque intérêt, outre être un élément de plus sur la pile du Savoir.

En me faisant l'avocat du diable je trouve que non.
Il n'y a aucun intérêt à essayer de trouver quels sont nos ancêtres.
N'est-ce pas ce que nous allons devenir et ce que nous sommes qui nous préoccupe ?
En quoi savoir que Kenyanthropus platyops est une nouvelle espèce d'humain primitif nous intéresse pour notre espèce ?

Wanderer

Posté 19 novembre 2006 - 20:02

Nous avons donc parcouru l'arbre buissonnant (enfin, à condition de tourner la tête de 90°) de la lignée humaine jusqu'à l'homme, comme l'indique le schéma ci-dessous :



Mais le plus passionnant est encore à venir !!

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