Les Seniors Dans L'entreprise : D'autres Compétences, D'autres Relations Avec Le Travail
#1
Posté 09 octobre 2007 - 23:11
Si vous êtes dans un milieu professionnel, comment se répartit la pyramide des ages dans votre entreprise ?
Si vous êtes débutant, pensez vous que les collègues les plus anciens peuvent vous apporter de l'aide, des encouragements, ou au contraire paralyser votre enthousiasme par une vision passéiste de la boite ?
Si vous êtes dans les "anciens", comment vivez-vous l'arrivée de jeunes à vos cotés ?
Une bonne entente inter-générations est-elle possible ? Que peut-elle apporter à une entreprise ?
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#2
Posté 09 octobre 2007 - 23:24
Pour les directions, le problème doit aussi être financier, les salaires des anciens sont plus élevés, donc ça doit donner envie de les pousser vers la sortie ....
#3
Posté 10 octobre 2007 - 20:43
Perso dans ma boite j'écoute les plus vieux même si ils sont minoritaires. L'expérience il n'y a que ça qui compte pour tout capter.
Ils me gavent les jeunes loups à faire comme si ils connaissaient tout et en snobant les anciens. Je me marre parfois quand un stagiaire me dit que je devrais rendre mes rapports plus tôt. Bouffon vas. Je les rends parfaits et c'est ce qui compte, je ne les rendrai pas plus tôt pour faire "bien".
J'ai 35 ans donc je me situe entre les deux et autant je déteste les jeunes cons autant je respecte les anciens.
#4
Posté 10 octobre 2007 - 20:53
L'expérience des anciens est importante, mais le problème, est que les directeurs de boîte ont une vision à court terme, de profit rapide, sans envisager la vie de leur entreprise ne serait-ce qu'1 an après....
#5
Posté 10 octobre 2007 - 21:19
C'est des VIEUX !!!!
Il faut des vieux et des jeunes dans une entreprise. Ça permet le passage du savoir faire.
Une entreprise qui n'a que des vieux c'est une entreprise qui manque de dynamisme.
Une entreprise qui n'a que des jeunes c'est une entreprise qui manque d'expérience et de savoir faire.
Ça fait des milliers d'années qu'on a compris ça chez les artisans non ?
Idem dans les universités et même chez les militaires.
Si les militaires ont compris ça, je ne vois pas qui ne pourrait pas le comprendre
#6
Posté 10 octobre 2007 - 21:20
Mentalité très française comme on dirait dans cette partie du monde
C'est dommage d'ailleurs.
#7
Posté 10 octobre 2007 - 21:36
#8
Posté 10 octobre 2007 - 22:20
Ce n'est pas vrai ça. À Matra, si je terminais plus vite on me félicitait. Et la fois d'après on m'accordait une confiance supplémentaire.
En général, mon enthousiasme m'a toujours apporté des petits avantages (aussi bête parfois que de me demander mon avis sur une décision) plutôt que de m'apporter des problèmes. Et j'ai aussi travaillé dans la fonction publique (surveillant d'externat, donc pion, dans un collège de Clichy-la-Garenne). Là aussi, être disponible et efficace fait que j'ai eu des petits avantages : le principal adjoint me demandait mon avis sur la composition des classes, la CPE faisait des plannings qui m'arrangeait, la principale m'envoyait faire les tâches importantes en dehors du collège, et j'ai eu des classes de soutien en math et en français (ça paye en max
Tout dépend du chef, de l'entreprise de l'ambiance. Peut être as-tu eu de la malchance (du moins je trouverais ça dommage moi) d'être dans de telles entreprises qui dévalorisent l'initiative.
Attention, j'ai parlé d'attitude très française... mais ici nos cols bleus (ouvrier de la ville qui font toutes les tâches manuelles, à opposer aux cols blancs) ne sont pas vraiment une référence. Un journal a trouvé qu'il ne réparait que 3 nids de poules par jour en moyenne dans les rues de Montréal quand une entreprise privée en faisait 30 (non je blague pas
Ce n'est donc que dans l'image que c'est très français, et, dans la réalité, c'est présent un peu partout.
#9
Posté 10 octobre 2007 - 22:34
#10
Posté 18 octobre 2007 - 23:23
pour exemple je travaille dans une équipe de 17 personnes, le plus jeune a 32 ans, et je suis 11e en age .... c'est dire ...
malgré cela, je trouve que mes collègues agés de plus de 50 ans ont réussi à passer le cap de l'informatisation des services, avec plus ou moins de facilité, mais dans le privé, on n'aurait même pas essayé de les former, on les aurait virés ...
quand j'ai commencé, j'étais contente d'avoir des collègues plus agées, que j'admirais un peu pour leur savoir, et qui m'apportaient leur soutien dans l'apprentissage du métier, des secondes mamans en quelque sorte .... et celle avec qui je m'entendais le moins avait mon age ....
mais comme il a été dit plus haut, il y a un gros problème avec les jeunes arrivant sur le monde du travail (on en voit quelques uns lors de stages), qui n'ont plus la notion de hiérarchie, de discipline, et qui prétendent tout savoir (à plus forte raison quand ils sont confrontés à des personnes qui ont 25 ou 30 ans de plus qu'eux ...) Une pyramide des ages plus équilibrée permettrait une meilleure compréhension ....
Un exemple : mon mari dans sa boite fait du tutorat : il accueille des jeunes diplomés qui se préparent aux carrières commerciales ; lors d'un entretien "d'embauche", après la présentation du service, il demande à la personne si elle a des questions à poser : son seul souci était de savoir si elle devrait travailler le samedi ....
Ca dépend des entreprises, certes, mais mettre dans l'éducation l'accent sur l'autonomie et la créativité, c'est bien, mais le rapport à l'autorité n'est plus inculqué, ni par les parents, ni par l'école ....
Quand je m'énerve contre un jeune "rebelle", je me demande ce qu'il va devenir dans le monde du travail avec les conditions actuelles, où il faut plier si on veut garder sa place ....
#11
Posté 18 octobre 2007 - 23:36
Je vais généraliser mais selon mon expérience et les rencontres que j'ai eues, ou les personnes que je connais qui y travaillent, il est souvent préférable de "tomber" sur une personne de plus de 50 ans qu'une de 25 ou 30.
Je m'explique : Non seulement la personne de 50 ans connait plus la "vie et ses difficultés" et de plus, elle connait beaucoup plus de choses dans son domaine, elle ne suit pas à la lettre le règlement stupide, elle fait des liens entre certains problèmes très rapidemment alors qu'un jeune va juste répondre à la question posée sans parler des "à côté", je vais être dure mais en gros ils font le minimum demandé et rien de plus, ils ne veulent pas se faire chier.
Par contre, Celle de 50 ans, a souvent plus de mal pour être rapide sur ordi pour rechercher les infos etc car ce n'est pas "ancrée" en elle. Mais avec du temps, ça rentre alors que répondre aux personnes, chercher à régler les problèmes, faire son travail consciencieusement etc ça ne rentre pas si facilement et si rapidemment, surtout avec les nouvelles "politiques maisons". (chronométrages des appels par exemple, super dans un travail public et de service).
Mais finallement, ça arrange surement que ces jeunes fassent le moins possible, reste le moins longtemps possible au téléphone etc la rentabilité arrive aussi dans le public... Mais c'est un autre sujet.
#12
Posté 19 octobre 2007 - 03:04
Quand je m'énerve contre un jeune "rebelle", je me demande ce qu'il va devenir dans le monde du travail avec les conditions actuelles, où il faut plier si on veut garder sa place ....
Il y a des tonnes de petits cons révolutionnaires qui finissent par devenir des vieux cons réactaires.
Ou encore d'autres qui s'assagissent et réussissent très bien dans la vie.
Il ne faut pas plus plier maintenant qu'avant. Au contraire, montrer du caractère est bien vu dans plusieurs entreprises car on associe ça à l'esprit d'initiative. Donc c'est loin d'être la fin du monde.
C'est une grande légende urbaine de croire que la discipline et l'assiduité à l'école sont les garants d'une réussite professionnelle. La débrouillardise et l'entregent déployé au bon moment sont bien plus important.
Personnellement je n'aurais jamais bossé pour un trou du cul qui aurait stressé sur mes boucles d'oreilles, mes piercings, mes tatoos, mes cheveux longs, ou, dernièrement, mon mohawk. De même que si mes vêtements dérangent, j'en ai rien à foutre. C'est moche un costume-cravate et c'est pas du tout confortable. Ma gentille attitude m'a attiré une mauvaise note de comportement à l'armée et un sergent-chef qui ne m'aimait pas trop. Mais le major et l'adjudant-chef eux voyaient des qualités dans ma franchise.
#13
Posté 19 octobre 2007 - 10:30
Tout le monde ne peut pas changer de boulot comme bon lui semble et choisir son enployeur de nos jours. Je pense que c'est plus de ce point dont parlait Kandela.
Nous ne sommes pas à une époque où nous pouvons claquer la porte de notre boulot et où nous en retrouvons un le lendemain.
#14
Posté 26 octobre 2007 - 22:28
Ou encore d'autres qui s'assagissent et réussissent très bien dans la vie.
il y en a même qui deviennent ministres ou premier ministre ....
c'est justement ça qui m'énerve, me dire que cette révolte est assez vaine puisqu'elle se calmera avec l'age ; je trouve ça plutot triste et dérisoire ...
bien sûr, dans les domaines créatifs ou commerciaux, il faut de l'énergie et de l'originalité ; mais dans les grosses boites hiérarchisées, et les administrations, où il faut respecter et faire respecter des règlements, la marge de liberté est et doit rester faible ...
je crois effectivement que la qualité la plus grande à avoir actuellement professionnellement parlant est l'adaptabilité . Je ne suis pas sure que ce soit enseigné actuellement ; mais je pense que cette adaptabilité commence dans la scolarité : être assez souple pour entrer dans un système contraignant ; et s'il est exact que les élèves les plus laborieux ne seront pas forcément les plus performants professionnellement ensuite, par manque de recul avec leur institution, ceux qui refusent toute contrainte ne seront pas mieux lotis ; il faut savoir doser son taux de "soumission"
Et je ne ferai pas lire ton post à mon ado de fils qui n'apprend pas ses leçons et fait ses devoirs en écoutant de la musique, discutant sur msn et jouant à un jeu en ligne (les 3 en même temps .... )

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